Un potager, pour déguster les saveurs de Dame nature
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légumes du jardin les atouts du potager

Désir de nourriture saine et bio obligent : le potager a le vent en poupe. Jusque dans les villes puisque rien n’empêche d’en avoir un même sur un coin de jardin ou… de balcon. Mais comment bien faire, surtout si l’on n’a pas la « main verte»?

Penser et cultiver un potager peut paraître ardu et réservé aux « pros » et passionnés. Ce n’est pourtant pas du tout le cas. Il suffit de bien identifier ses envies, ses capacités, ses besoins, et de suivre quelques règles élémentaires. Sans oublier cependant qu’un potager exige un suivi régulier, raison de plus pour qu’il soit le mieux adapté.

Un potager, donc, ne s’improvise pas. Mais ne nécessite ni longues recherches, ni gros investissements. Il suffit d’acquérir les bases, sous peine de récolte catastrophique. De plus, l’on peut se passer des produits phytosanitaires, chers et qui, pour la plupart, vont à l’encontre du bio.

Cinq règles essentielles

Ces bases tiennent en cinq points, qui permettent une belle récolte dès la première année.

D’abord, bien sûr, l’emplacement. Il faut éviter les zones du jardin exposées au froid, aux vents forts et trop humides. L’idéal, mais qui n’a rien d’incontournable, c’est le plein Sud. Et en terrain plat, de manière à retenir les eaux de pluie et d’arrosage. Et comme les légumes sont du genre gourmands en eau, la proximité d’un point d’eau serait parfaite. On évitera encore de créer son potager près d’arbres, ou près d’une zone de poussières polluantes, comme une rue. Vous pouvez protéger votre potager de ces poussières par la plantation d’une haie touffue.

Ensuite, le sol, qui doit être bien soigné par un travail sur une profondeur d’environ 20 centimètres, afin de lui donner une bonne structure. La première fois nécessitera le travail à la bêche. Après, bien loin de l’idée reçue,  la griffe conviendra bien mieux pour simplement rendre le sol plus friable, sans le déstructurer.

Bien connaître la composition de la terre de votre potager passe par un test assez simple : il suffit de mettre une poignée de terre dans une bouteille d’eau et de regarder l’importance relative des différentes couches qui se déposent, les matières organiques, le sable, l’argile, etc. Parce que l’acidité de certains sols rend difficile la pousse de certaines variétés, faites un test d’acidité au moyen d’un kit disponible en jardinerie. Sans oublier, par exemple, qu’un plant de tomates peut boire jusqu’à deux litres d’eau par jour en été. Par conséquent, en particulier pour les espèces exigeantes, le mieux est d’ajouter des matières organiques tout en binant régulièrement autour de la plante.

Si la terre est lourde – le meilleur signe étant qu’elle colle aux outils – c’est un signe de fertilité due à la bonne retenue de l’eau et des éléments nutritifs, mais les spécialistes conseillent de l’alléger par du compost ou de la tourbe. Idem pour les terres très argileuses.

Puis ce sera le tour du choix des plantations et/ou semis. Choisir les variétés passe évidemment par l’envie de tels ou tels légumes. Si certains poussent à peu près partout, ce n’est pas le cas de tous, en fonction de l’exposition et des types de sols selon les régions. Les marchands de pousses et graines de votre région pourront à ce propos vous apporter les meilleurs conseils.

De plus, veillez à respecter un bon compagnonnage, qui associera les plantes amies et éloignera les ennemies, permettant ainsi une meilleure utilisation de l’espace disponible.

Une fois vos (futurs) légumes en terre, il vous faudra respecter le calendrier adapté à chacun (là encore On ne peut que vous renvoyer vers les spécialistes ou les multiples livres sur le potager). Rassurez-vous : ceci ne vous privera en rien de vos vacances d’été !

Les travaux du potager s’étalent surtout sur le printemps et l’automne. Le printemps, c’est le temps des semis, en mars-avril, puis celui des plantations en mai-juin. L’automne sera quant à lui consacré, en octobre-novembre, aux dernières récoltes et à la préparation du sol pour l’hiver.

L’été ne verra que l’entretien régulier, l’arrosage si nécessaire et, évidemment, les premières récoltes.

Enfin, une rotation des cultures s’imposera d’année en année, de manière à ne pas épuiser le sol, surtout si celui-ci n’est pas très favorable. Les diverses variétés n’ont pas toutes besoin des mêmes oligo-éléments et chaque légume pourra à son tour, dans un même sol, trouver son bonheur. Le plus simple sera, pour cela, de diviser votre potager en trois parties sur lesquelles vous répartirez vos plantations selon leurs besoins en matières organiques, en faisant « tourner » les légumes et l’enrichissement du sol.

A vos plantations !

Marc Vandermeir